Entre Limonum (Poitiers) et Sanciacum (Sanxay), centres importants de l’installation romaine
en Aquitaine, Benassay (Benaciacum) forme un point de passage privilégié sur la Boivre,
dans son cours supérieur (une source au château de l’Epinay recèle encore des soubassements gallo-romains).
Le pays est défriché à l’initiative du pouvoir féodal du chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers, qui
reçoit d’Aliénor d’Aquitaine le bénéfice des droits seigneuriaux attachés à la seigneurie de Benassay.
Seigneurs ou moines de Saint-Hilaire dotent chaque communauté d’un édifice pour le culte, du type
église fortifiée flanquée d’une grange dîmière.
Construites aux XIème et XIIème siècles, les chapelles de Benassay (Saint-Hilaire) et de Nesdes (Saint-Mathieu)
adoptent les traits élémentaires de l’art roman poitevin (il faut cependant noter que les réfections,
les pillages, les destructions ou les emprunts ont plus ou moins noyé l’édifice originel dans un
ensemble de style composite).
Le développement urbain du village de Lavausseau, par l’extension de l’artisanat et des tanneries,
déséquilibre la démographie de cette commune rurale, entraînant la revendication de responsabilités
municipales.
Par deux fois, le cadre administratif de 1789 éclate : le 24 novembre 1819, la commune de Nesdes,
au sud, est rattachée à Benassay parce-que non viable ; le 11 juillet 1868, la commune de Lavausseau,
à l’est, arrache, à l’ensemble précédemment formé, la lisière est, ainsi qu’une autonomie ardemment
souhaitée et réclamée. |